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CARILLON

Copropriété

Pourquoi votre hall est sale trois jours après le passage, en hiver

C'est la réclamation la plus fréquente que reçoivent les syndics de la métropole entre novembre et mars. Dans neuf cas sur dix, le prestataire n'y est pour rien — et changer de prestataire ne changera rien.

Un jour sur deux, il pleut

La pluie lilloise est fine et fréquente plutôt que violente. Entre octobre et mars, il tombe quelque chose environ un jour sur deux, rarement assez pour laver quoi que ce soit, toujours assez pour mouiller les trottoirs. Sur des rues pavées, cette eau produit une boue minérale très fine que les semelles transportent intégralement à l'intérieur.

Un hall lavé le lundi matin reçoit donc, dès le lundi soir, ce que trente allers-retours de résidents y ont déposé. Le mardi, la trace est visible. Le mercredi, elle est nette. Ce n'est pas un défaut de prestation : c'est la saison, et aucune technique de lavage ne change cette arithmétique.

Quatre pas sur le tapis

C'est l'ordre de grandeur qu'il faut retenir : il faut environ quatre pas sur un tapis de propreté pour que l'essentiel de ce que transportent les semelles soit capté. En dessous de trois mètres, le tapis retient la première couche et laisse passer le reste.

Or la majorité des halls d'immeubles lillois sont équipés de tapis d'un mètre à un mètre cinquante, souvent posés à la construction et jamais reconsidérés depuis. C'est le premier levier, et le moins cher : allonger le tapis coûte quelques centaines d'euros une fois, contre plusieurs milliers par an en passages supplémentaires.

Le second levier : la respiration saisonnière

  • Cinq passages par semaine de novembre à mars, sur le hall et le sas en priorité.
  • Trois passages d'avril à octobre, la charge retombant nettement.
  • Surcoût lissé sur douze mois, pour ne pas modifier l'appel de charges trimestriel.
  • Escalier maintenu à deux ou trois passages toute l'année : c'est l'entrée qui souffre, pas les paliers.

Ce que nous répondons aux conseils syndicaux

Que le problème est presque toujours dimensionnel et non qualitatif, et que le vérifier ne coûte rien : il suffit de passer dans le hall un mercredi de novembre, à 18 h. Si la boue s'arrête à trois mètres du tapis, c'est le tapis. Si elle est partout, c'est la fréquence. Dans les deux cas, changer de prestataire déplacera le problème sans le résoudre.

Publié le 27/11/20254 min de lectureCopropriété

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